
Chers poissons rouges !
Cette question peut vous paraître curieuse, mais je suis persuadé que peu d’entre vous savent y répondre.
Mais que cela ne vous perturbe pas et ne vous mette pas mal à l’aise, bien des « grands de ce monde » ayant des responsabilités très étendus et de nombreux pouvoirs ne sauraient y répondre également en se contre fichant de la nature du monde dans lequel ils vivent, et pour certains, restant uniquement préoccupés par des motifs futiles de conquête de territoires pour bien souvent le malheur de l’humanité.
Mais quel rapport me direz-vous ?
Et bien PRG pense prosaïquement ou naïvement que la connaissance de l’histoire de l’univers, notre histoire donc, peut amener plus de sagesse et d’humilité ! Et si PRG était « médecin de conscience » il prescrirait de ci de là un peu de philosophie de cosmologie.
Est-ce que la science du cosmos peut rendre le monde meilleur ? Peut-elle supprimer le mal ? Ces thèmes seront abordés dans le bloc « philosophie de cosmologie » et PRG essayera d’expliquer pourquoi il considère la cosmologie comme un élément libérateur pour l’homme.
Ceci étant dit, cette question posée, à priori anodine, recèle de beaucoup d’enseignements :
Comme PRG vous l’a déjà précisé (du moins pour certains d’entre vous qui êtes lecteurs assidus), les galaxies s’éloignent les unes des autres car l’univers est en expansion. Si nous remontons le temps, les galaxies se rapprochent de plus en plus pour finir par se confondre. Il y a donc une limite correspondant à un début d’univers, qui n’est donc pas invariable dans le temps et n’a pas toujours existé du moins dans la façon dont nous le percevons. Et là cela devient intéressant…
Le fait que l’univers a donc un âge fini nous « éclaire » sur le problème de la nuit noire.
Historiquement c’est KEPLER (astronome allemand du début du XVII -ème siècle) qui posa le problème, mais c’est à Heinrich OLBERS en 1826 que revient ce qu’il est désormais appelé « le paradoxe d’Olbers » et qui s’énonce ainsi : Pourquoi le ciel est-il noir la nuit ?
Comme à cet époque l’univers était considéré comme statique éternel, homogène et infini, il paraissait curieux que le ciel ne soit pas lumineux ; il devait donc briller d’une forte luminosité car les étoiles devaient remplir la voûte céleste (par analogie et à titre d’exemple comme la vision d’arbres à perte de vue lorsqu’on se situe au centre d’une forêt où notre regard quel que soit sa direction rencontre un arbre proche ou éloigné). Pour expliquer ce « paradoxe » qui au demeurant n’en est pas un, OLBERS avança le fait que la lumière était absorbée par la matière interstellaire et qu’elle ne nous parvenait pas. Cette explication ne tenait pas puisqu’on sait désormais que, compte tenu du premier principe de la loi sur la thermodynamique, l’énergie d’un système est toujours conservée et donc le rayonnement des étoiles devait être réémis.
C’est donc au XX -ème siècle que les éléments de réponse sont établis. Ayant pris connaissance que l’âge de l’univers et la vitesse de la lumière étaient finis, cette dernière n’a donc parcouru depuis la naissance de l’univers qu’une distance finie et donc n’a pas eu le temps de nous parvenir. L’explication devient alors très simple car on constate qu’il existe de grands espaces vides dans la distribution des galaxies observables et donc il est impossible d’observer des objets plus éloignés des valeurs maximales précitées les rendant inaccessibles.
Un autre élément à prendre en considération est le décalage vers le rouge du rayonnement des galaxies lointaines dû à l’expansion de l’univers, car plus une galaxie est éloignée plus sa contribution à l’éclat du ciel est faible. NOTA : PRG a pu expliquer dans d’autres articles « l’effet DOPPLER » de la lumière un peu comme la sirène des pompiers perçue différemment selon si elle est proche ou éloignée.


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