FOI,
CROYANCES,
RELIGIONS,
ET AJUSTEMENT FIN DE L’UNIVERS,
QUE FAUT IL EN PENSER ?
Chers poissons rouges,
Nous voilà en fin d’année terrestre après une nouvelle fin de boucle orbitale. Nous aurons donc parcouru fin décembre plus de 940 millions de kilomètres à une vitesse de près de 30 kilomètres à la seconde sans trop s’en rendre compte, si ce n’est quelques rides supplémentaires apparues au coin de nos yeux après l’écoulement de cette année 2025 en nous interpellant sur le lien entre la nature du temps et de l’espace.
Cette petite mise en bouche n’a qu’un principal objectif, celui d’évoquer l’arrivée prochaine des festivités de fin d’année.
Si pour certains d’entre vous, celles-ci se résument aux offrandes à faire où à recevoir (voir article « Et la fin d’année approche ») il en est différemment pour quelques milliards d’êtres humains (environ 2.5 milliards) qui fêterons NOEL dans le cadre de leur croyance et de leur FOI en un principe créateur.
Comme j’ai pu m’en expliquer dans un précédent article, il n’est nullement question ici pour PRG GOLDILOCKS de délivrer une opinion ou prendre parti de façon radicale dans une opposition entre croyants et athées, mais d’affirmer mon statut d’agnostique, ce qui m’évitera quelques désagréments me semble-t-il et me permettra d’aborder le sujet librement.
Cependant, à l’approche d’une des plus grandes fêtes religieuses, Il m’a paru intéressant de vous livrer quelques réflexions, mais aussi, in fine, de vous faire partager un constat qui n’a pas manqué de me surprendre ! Cela sera-t-il le cas pour vous aussi ?

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De tout temps, la SCIENCE s’est opposée et s’oppose au dogmatisme religieux. Les religions proposent des croyances alors que la science, notamment la cosmologie contemporaine (science des propriétés de l’univers, de sa survenance et de son devenir) est considérée comme une connaissance rationnelle et objective. La religion, quelle qu’elle soit repose sur la FOI des croyants alors que la science ne reconnait que des preuves mathématiques et physiques. Cette incompatibilité a valu par le passé de nombreux déboires à certains scientifiques, et je pense notamment à COPERNIC, DE CUES, puis à GALILEE, sans oublier le malheureux GIORDANO BRUNO, martyr du savoir rationnel, ayant été brulé vif en l’an 1600.
Les croyants des grandes religions du monde, qu’ils soient hindouistes, bouddhistes, juifs, chrétiens, musulmans, se sentent chacun appartenir à une communauté, dont le ciment est le partage d’une même foi, au-delà des frontières géographiques. Mais le message religieux peut être dévoyé pour le contrôle de la conduite de chacun, pour revendiquer un territoire ou bien défendre des idées émergeant d’écritures dites « saintes ». L’exemple le plus marquant fut la position de l’église dans son combat contre la démarche de GALILEE. Alors que le savant démontrait avec certitude sa vision d’un monde héliocentrique, l’église lui opposait géocentrisme et immobilisme de la terre, en accord avec certains passages bibliques.
Peut-on dire pour autant qu’il existe une incompatibilité du fait de l’impossibilité de coexistence entre science et religion ? Les discours religieux et scientifiques ne font-ils pas bon ménage ?
Pour apporter une réponse éclairante à la question, il est nécessaire de « remonter le temps » donc et de revenir aux 15ème 16ème et 17ème siècle (s) ou effectivement les deux domaines sont incompatibles. L’institution religieuse fait brûler GIORDANO BRUNO pour avoir affirmé l’infinité de l’univers et la pluralité des mondes, condamne GALILEE à renoncer à soutenir les idées de COPERNIC en matière de système planétaire, les autorités religieuses s’en tiennent au principe d’un monde fini, et aux idées d’ARISTOTE (4ème siècle avant JC) et de PTOLEMEE (2ème siècle).
On voit donc qu’il a bien existé et qu’il existe toujours une rivalité historique entre science et religion, les deux ne pouvant coexister car les affirmations sont contradictoires et ne peuvent être vraies toutes les deux, mais fausses l’une et l’autre… Mais s’il y en a une de vraie, l’autre est fausse.
Aujourd’hui encore, les partisans du créationnisme dénient le droit à la science à soutenir l’hypothèse évolutionniste. Le discours religieux repose toujours sur des récits mythiques concernant nos origines et ce, quelle que soit la religion, et la VERITE dudit discours n’est pas vérifiable, ni par une procédure expérimentale, ni par une démonstration car elle s’impose d’autorité, et est basée sur la FOI, échappant ainsi à devoir fournir des preuves empiriques ou rationnelles.
Incompatibilité mais aussi un conflit entre autorité et observation
Alors s’il y a bien rivalité dans la représentation du réel, qui de l’une ou l’autre a raison ?
La « VERITE » du discours mythique n’est pas vérifiable par une procédure expérimentale ni par démonstration et s’impose par AUTORITE.
Mais le géocentrisme ne résiste pas longtemps aux observations de GALILEE, ni l’affirmation de certains religieux avançant la date de la création du monde 4000 ans avant J-C. et ce, suite aux observations géologiques et biologiques. C’est ainsi que la théologie fut peu à peu forcée à s’adapter à la science, allant même à reconsidérer l’existence d’Adam et Eve en l’interprétant d’une manière allégorique ou figurative.
De même, plus récemment, FREUD a instruit le procès de la religion et pour lui l’éducation rationnelle supplante l’éducation religieuse, et considère donc qu’il y a une incompatibilité entre science et religion. Pour le psychanalyste et neurologue, l’homme est « esprit » et a besoin de s’expliquer le monde dans lequel il vit en l’interrogeant : D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? en cela, FREUD prétend que la religion propose une représentation antiscientifique de la réalité. « La vérité ne peut pas être tolérante et ne doit admettre ni compromis ni restrictions » disait-il… Il reprochera également à la religion d’aller à l’encontre de la raison et de maintenir l’humanité dans un état d’infantilisme.
Encore plus récemment, STEPHEN HAWKING démontre avec brio que les interrogations fondamentales ne sont pas réservées qu’aux philosophes et théologiens mais relèvent désormais de la science, et que celle-ci explique à elle seule les mystères de l’univers, allant même à affirmer « la philosophie est morte faute d’avoir réussi à suivre les développements de la science moderne ». (Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ? éditions Odile Jacob). Le savant va même bien au-delà de l’affrontement « science – religion » en évoquant un déterminisme scientifique et un ensemble de lois permettant après le « comment » d’expliquer « le pourquoi » sans avoir besoin d’invoquer une entité intelligente et créatrice qui aurait allumé la mèche et fasse naître l’univers.
En conclusion,
La science s’est emparée des questions et est invariablement sortie victorieuse du conflit car sa SUPERIORITE THEORIQUE ET INTELLECTUELLE repose sur la RAISON mais aussi sur l’EXPERIENCE basée sur l’observation des faits et leurs expérimentations, permettant ainsi de découvrir des faits et d’élaborer des théories, remaniées en permanence au fur et à mesure de la conquête du savoir (évidemment on a plus de connaissances en 2025 qu’au 17ème siècle dans les domaines astronomiques, l’astrophysique et la cosmologie).
Mais cette incompatibilité démontrée, serait-elle démentie par les faits ?
On peut tout de même, dans un premier temps, tenter une conciliation en partant du constat suivant :
Science et religion ont un but commun, c’est vouloir rendre intelligible notre monde ; en ce sens la religion y parvient en présentant Dieu comme une cause première alors que la quête de la science n’est à ce jour pas aboutie ; PRG ne souhaite pas ici développer les aspects philosophiques sur cette question mais cela fera l’objet d’un autre article.
Science et religion n’ont pas la même vocation et ne se font pas concurrence puisqu’elles portent sur des réalités et des aspirations différentes : l’une poursuit un idéal de connaissances tandis que l’autre s’évertue à déterminer un ordre moral voire métaphysique.
Désaccord de fond
Force est de constater, que la difficulté vient de l’impuissance à prouver : la religion prétend que la foi en Dieu se fonde sur la « révélation » de Dieu aux hommes, mais peut -on justifier la foi à l’aide de ce qui est précisément à prouver, à savoir l’existence de Dieu ? La science reconnait en cela une hypothèse peut être nécessaire mais qui ne peut être démontrée.
Conclusion
S’il y a manifestement une incompatibilité de DROIT entre science et religion, il y a un fait majeur que nous nous devons de constater : compatibilité de FAIT peut-on dire puisqu’on peut être un savant et un croyant, à l’opposé de l’agnosticisme de FREUD et de l’athéisme de HAWKING, entre autres. La communauté scientifique est assez partagée comme nous pouvons le voir. Comme précité, la science et la religion remplissent des fonctions, certes différentes, mais aussi essentielles l’une que l’autre pour la condition humaine.
De grands savants sont en même temps des hommes de FOI.
Voici pêle-mêle quelques-uns des grands scientifiques qui affirment croire en DIEU :
Max PLANCK, Georges LEMAITRE, Johannes KEPLER, Galileo GALILEE, Nicolas COPERNIC, Blaise PASCAL, Isaac NEWTON, Erwin SCHRODINGER, Louis PASTEUR…
Sans être exhaustive, cette liste est tout aussi impressionnante d’une liste de scientifiques athées, mais au cas présent, ce n’est pas la quantité ou la supériorité numérique qui importe, bien évidemment. PRG GOLDILOCKS a écarté volontairement « les cas particuliers » concernant les Panthéistes comme l’étaient Giordano BRUNO ou Albert EINSTEIN ; ce dernier ne croyait pas au DIEU de la religion mais au DIEU cosmique et panthéiste de SPINOZA. (Prochain article à venir).
Pour n’en citer que certains, Charles DARWIN était conforté dans sa foi par le spectacle de l’univers : « Il est impossible de concevoir et de prouver que le splendide et infiniment merveilleux univers, de même que l’homme, soit le résultat du hasard, et cette impossibilité me semble la meilleure preuve de l’existence de DIEU »
Les opposants ne manquèrent pas de lui faire remarquer que s’il est légitime et nécessaire pour un scientifique de s’étonner face au monde, on peut s’interroger si cela est une raison suffisante pour croire en DIEU…d’autant plus que si l’univers est splendide et merveilleux, il est aussi injuste et cruel.
Pour certains, leur croyance réside sur la nécessité d’admettre une cause première et un commencement dans le temps : tout phénomène a une cause et le monde lui-même doit nécessairement avoir une cause et qui ne peut être DIEU. Dans cette réflexion qualifiée d’argument cosmologique, Emmanuel KANT utilise le principe de causalité mais en y renonçant ensuite pour poser une cause qui ne serait causée par rien…
« Une cause dont nous ne faisons pas l’expérience et que nous imaginons. Suffit-il que nous puissions concevoir l’infini pour que nous soyons assurés qu’il y a un commencement ? La faiblesse de notre esprit suffit elle à prouver l’existence de DIEU ? »
Georges LEMAITRE, physicien à mon sens peut être le plus célèbre, inventeur de la théorie du BIG BANG (voir article « la DREAM TEAM » 2) était religieux, chanoine de son état disait : « Quand je rentre au laboratoire, je laisse ma soutane au vestiaire »
On doit lui reconnaître un effort de conciliation, un concordisme entre religion et science mais par la suite, il s’est efforcé de toujours dissocier la foi et la science. Il ne considéra jamais son « atome primitif » comme l’œuvre d’un créateur et il affirmait qu’il y avait deux chemins strictement étrangers l’un à l’autre : celui de la science qui nous éclaire sur le fonctionnement de l’univers et le chemin de la vérité religieuse qui nous éclaire sur la façon de conduire notre vie.
ENTRONS DANS LE VIF DU SUJET…
LE CONSTAT QUI N’A PAS MANQUÉ DE ME SURPRENDRE
Je ne surprendrai personne en rappelant les énormes progrès scientifiques réalisés ces 150 dernières années. En la matière, c’est une période unique qui bouleverse notre quotidien, que ce soit dans l’infiniment grand ou l’infiniment petit. Pourtant, si j’interroge les personnes de mon entourage, et que je les sollicite pour me citer quelques-uns de ces progrès, une grande majorité évoquera le GPS, la téléphonie mobile, le laser, la robotique, l’informatique, les IRM, etc. mais restera silencieuse ou ignorante concernant les deux « infinis ».
Peu d’entre eux me citeront les disciplines qui ont bouleversé notre vision du monde et notre place dans l’univers, et pourtant …
Comme beaucoup de passionnés d’astrophysique, de cosmologie et d’autres scientifiques amateurs et professionnels s’intéressant aux progrès de la science, nous constatons que l’humanité a cumulé un certain nombre de découvertes dans ces domaines ce qui, globalement, interpelle et ne manque pas de nous surprendre.
En effet je veux souligner ici même le caractère troublant de ce constat en lien avec les questions fondamentales que nous nous posons légitimement, notamment pour croire ou ne pas croire en un principe créateur.
La quantité d’informations et de découvertes mises bout à bout a le mérite d’apporter des réponses validées et expérimentées à de nombreuses questions : l’historicité de l’univers, sa taille, son contenu, son avènement, etc. Le paradoxe réside dans le constat que notre univers serait dans une situation d’AJUSTEMENT FIN, et cela soulève une question : est-ce le dessein intelligent d’une entité ou bien cela est il dû à un heureux hasard ?
Pour rappel, l’ajustement fin de l’univers rend compte de paramètres qui doivent avoir une valeur très précise pour rendre compte de son existence tel qu’il est, et devant permettre l’apparition de la vie en son sein.
En cosmologie, ces considérations sont à la base du principe anthropique (BRANDON CARTER 1974) ; LES OBSERVATIONS de l’univers doivent être compatibles avec notre présence en tant qu’observateur doté d’une conscience. Seraient-elles contingentes ou nécessaires ?
Il a été déterminé que les caractéristiques de l’univers tel qu’il est dépendent d’une quinzaine de constantes physiques, indépendantes les unes des autres. Nous savons désormais qu’une variation très faible d’une de ces constantes fondamentales n’aurait pas permis à la vie d’apparaître dans l’univers :
Constante cosmologique ou énergie noire trop élevées ;
Expansion de l’univers ni trop élevée ni trop rapide ;
Densité de l’univers : si elle est proche de la densité critique, et différente de10–60, soit moins dense : aucune structure n’aurait pu se former (galaxies étoiles, planètes etc.) plus dense : l’univers se serait effondré sur lui-même.
Inflation spatiale primordiale (ou cosmique) : celle-ci a aplani la courbure spatiale aléatoire au début de l’univers pour la rendre plate avec une densité égale à la densité critique.
Masses du neutron et du proton : la masse du neutron est plus grande que celle du proton ; l’inverse ne permettrait pas la formation des éléments chimiques.
Eléments lourds : 98 % de la matière visible est composé d’hydrogène et d’hélium, éléments légers. Les organismes vivants sont faits à partir des éléments lourds, donc de la matière la plus rare qui existe soit les 2 % restants formés dans les étoiles.
Réglages des quatre forces fondamentales de l’univers : si les proportions des quatre forces avaient été différentes, elles auraient produit des phénomènes incompatibles avec la vie.
Rapport des forces électromagnétiques et gravitationnelles finement ajusté : si différent, il n’y aurait eu aucune étoile ou bien la durée de vie des étoiles aurait été trop courte.
Etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc.
Bien évidemment, certains physiciens, astrophysiciens et cosmologistes ont conjecturé certaines théories faisant l’objet un tourbillon de nouvelles recherches pour expliquer cet ajustement fin : la théorie des cordes, des supercordes, la théorie M pour les branes, afin de fournir le cadre d’une théorie unifiée de l’ensemble des forces fondamentales de la nature, avec de possibles dimensions supplémentaires dans notre univers.
Mais une autre explication est à prendre en considération avec sérieux, et faisant état de l’existence d’une multitude d’univers :
MUTIVERS ou PLURIVERS ou UNIVERS MULTIPLE
Pour bien comprendre, le terme ou concept d’UNIVERS ne fait pas référence à la totalité de ce qui existe, mais à l’ensemble de ce qui a pu exercer une influence sur un point donné. Le MULTIVERS semble être doté d’une existence réelle et permet d’expliquer des phénomènes relevant de la physique quantique ou de la problématique d’unification des deux grandes théories avec la relativité générale.
La proposition de MULTIVERS résolve le problème donc de l’ajustement fin en supposant que notre univers n’est qu’un parmi d’autres qui n’auraient pas les propriétés permettant l’émergence d’une chimie et d’une physique complexes et stables.
Un article détaillé sur le MULTIVERS actualisé des dernières découvertes sera publié en 2026.
JE SOUHAITE D’EXCELLENTES FÊTES A TOUS LES
POISSONS ROUGES
Et n’oubliez pas :
« La joie de comprendre est le plus beau cadeau de la nature »
« GOLDILOCKS EST A CONSOMMER AVEC PASSION OU MODERATION »
« COMME IL VOUS SIED… »


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