Les femmes à l’honneur – suite

par | Jan 15, 2024 | Les femmes à l'honneur | 0 commentaires

L’AVENIR DE L’HOMME EST LA FEMME…

LA FEMME EST L’AVENIR DE L’HOMME…

Si GOLDILOCKS cite le poète et/ou le chanteur, c’est qu’il lui est à ce titre indispensable de souligner le rôle des femmes dans les avancées et découvertes en astronomie, astrophysique, cosmologie et conquête spatiale.

On ne peut que regretter qu’elles ne soient quasiment jamais mises à l’honneur et trop souvent laissées dans l’anonymat ;

ET POURTANT,

GOLDILOCKS présentera donc ces illustres inconnues qui le seront moins après lecture… je l’espère ;

Les trois premières qui seront citées sont :

Henrietta LEAVITT, astrophysicienne spécialiste de la luminosité des étoiles et des distances stellaires,

Vera RUBIN, astronome, « étoile oubliée » de l’astronomie,

Margaret HAMILTON, chef de projet à la NASA et qui a fait « atterrir l’homme sur la lune ».

 

Je veux dédier cet article
À toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets

À celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais

(Georges revisité)


Après vous avoir présenté Henrietta LEAVITT voici

Vera RUBIN astronome

« L’étoile oubliée de l’astronomie »

Bibliographie : Vera RUBIN est née en 1928 aux ETATS UNIS et est décédée en 2016 à Princeton donc dans le même pays.

Passionnée très jeune par le ciel étoilé, elle restait éveillée pendant des heures pour observer les étoiles, et ce dès l’âge de 10 ans. Son père, ingénieur électricien, lui construit alors très rapidement un télescope, ce qui lui permit de prendre ses premières photos astronomiques.

De brillantes études lui permirent d’obtenir en 1954 un doctorat d’astronomie à l’université de Georgetown et de rencontrer des physiciens et astrophysiciens tels Ralph ALPHER et Georges GAMOV. Devenue enseignante et chercheuse dans cette même université, elle se fait remarquer alors par ses travaux sur les vitesses radiales des étoiles situées en périphérie de notre galaxie.

Sa notoriété grandissante lui donna alors la possibilité d’accéder à des télescopes puissants (Mont Palomar, Lowell et Flagstaff)) et de concentrer ses recherches sur les étoiles périphériques d’une autre galaxie proche : Andromède.

SI ses travaux portèrent aussi sur les mouvements propres des galaxies au-delà de leurs éloignements dus à l’expansion de l’univers, il convient de reconnaître qu’elle a été la première scientifique à découvrir que ces galaxies ne sont pas réparties uniformément dans l’univers et cela fut confirmé quelques années plus tard.

Mais son plus grand apport consista à apporter les premières preuves confirmant l’existence de matière noire, halos massifs en périphérie des galaxies dont la masse augmente avec les distances aux centres galactiques.

Cette fameuse matière noire prédite en 1933 par Fritz ZWICKY, astrophysicien américano-suisse, est la cause du déplacement beaucoup plus rapide de certaines étoiles ou galaxies que le permettrait la loi de l’attraction universelle de NEWTON. En 1965, elle démontre que les étoiles situées en périphérie d’une galaxie se déplacent à une vitesse similaire de celle des étoiles proches du centre ! elle consolida ainsi l’hypothèse de la présence de matière noire proposée par ZWICKY.

« Vera RUBIN a su voir les choses importantes car l’existence de la matière noire a totalement révolutionné notre conception de l’univers … elle a ainsi convaincu ses confrères les plus sceptiques ».

(Citation PRG)

Vera RUBIN reçu plusieurs récompenses scientifiques prestigieuses. Malgré ce, on ne peut que regretter qu’elle n’ait pas reçu le Prix NOBEL de physique qu’elle méritait amplement, d’où son surnom « d’étoile oubliée de l’astronomie », sans oublier son combat permanent pour accéder aux observatoires réputés qui étaient réservés aux hommes.

Il se dit même qu’elle prit l’initiative de transformer le pictogramme « hommes » des toilettes de l’observatoire Palomar en « femmes » avec trois bouts d’adhésif !!!

 

 

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