[NOUVEAU] Sommes-nous seuls dans l’univers ? Suite 1

par | Juil 24, 2024 | Astronomie et Cosmologie | 0 commentaires

BREF RAPPEL

Comme annoncé dans le précédent article de cette série, PRG souhaite revenir à sa façon et de manière explicite sur l’équation de DRAKE car son interprétation actuelle a sensiblement évolué depuis sa suggestion en 1961 par l’astronome Francis DRAKE. Cette formule est une proposition mathématique pour estimer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres dans notre galaxie et avec qui nous pourrions entrer en contact. Elle a le mérite d’intégrer des sciences diverses telles que l’astrobiologie, l’exobiologie et la « futurobiologie ».

LA FORMULE

N = R*. F p. N e. F l. F i. F c. L

N est le nombre de civilisations dans la Voie Lactée dont les émissions électromagnétiques sont détectables.

R* est le taux de formation des étoiles favorables au développement de la vie intelligente.

F p est la fraction de ces étoiles ayant des systèmes planétaires.

N e est le nombre de planètes par système planétaire avec un environnement favorable à la vie.

F l est le nombre de planètes sur lesquelles la vie apparaît.

F i est le nombre de planètes porteuses de vie sur lesquelles l’intelligence émerge.

F c fraction de ces civilisations qui développent une technologie produisant des signaux dans l’espace.

L durée pendant laquelle ces signaux restent détectables.

Si N est supérieur à 1 nous ne sommes pas seuls. Si N est suffisamment grand, nous pourrions entrer en contact avec les civilisations extraterrestres les plus proches (une distance de x années-lumière implique un temps d’acheminement des signaux de x années).

QUE RETENIR DE CETTE FORMULE 

Vous avez pu le lire précédemment, certaines estimations de quelques paramètres rendent à ce jour des résultats incertains. En conclusion nous retiendrons qu’en fonction des choix opérés, le résultat peut être inférieur à un, c’est-à-dire que nous serions surement les seuls êtres technologiquement avancés (si l’on peut dire cela ?) dans la galaxie, ou bien, à l’autre extrémité des calculs, nous serions des centaines voire des milliers. En tout état de cause, l’estimation de paramètres probabilistes définis peut être acceptée comme une démarche scientifique. Par ailleurs, il convient de se rappeler que nous pouvons désormais comptabiliser quelques milliards de planètes semblables à la terre dans la zone habitable de leur étoile (La GOLDILOCKS).

Cadre de réflexion rassemblant des inscriptions (glyphes) envisageant le nombre de civilisations extraterrestres qui pourraient exister, l’équation nous indique chercher également. Désormais les outils ne manquent pas : TESS, KEPLER, JWST, GAIA et bientôt :

HWO (OBSERVATOIRE DES MONDES HABITABLES), futur télescope spatial de la prochaine décennie qui recherchera les planètes qui ont réuni les conditions propices à la vie, principalement l’eau et le carbone.

Ces télescopes spatiaux ou terrestres rendent la recherche plus pertinente car à l’époque de la conception de la formule, il y avait l’idée de découvrir des environnements semblables à la TERRE. On sait aujourd’hui que l’on peut découvrir des différents concepts de la vie, familiers ou pas. Sur l’aspect « exo sociologie » comme le suggère certains astrophysiciens exobiologistes, il conviendrait d’actualiser la formule en rajoutant un terme qui ferait le lien entre la fraction des planètes où des espèces intelligentes évolueraient d’une structure sociétale vers une CIVILISATION… sujet de réflexion à approfondir !

___________________________________________________________

Et pour terminer le présent article, dans ces moments fantastiques ou notre génération écrit une page unique de l’histoire de l’humanité, il m’a paru indispensable d’évoquer quelques réflexions personnelles sur finalement ce que nous sommes appelés à rechercher : L’APPARITION DE LA VIE.

Dans ces moments donc où l’humanité part à la découverte de la vie en dehors de notre planète, on se demande toujours comment elle est apparue : est-ce une transition du non vivant au vivant selon un processus inconnu ? ou bien est-ce le résultat d’un processus universel plus complexe ? Est-elle apparue dans nos océans ? ou bien a-t- elle été ensemencée par panspermie ? (Théorie selon laquelle la vie sur terre proviendrait de germes venus d’ailleurs).

Notre planète est à ce jour un « laboratoire » où nous testons la chimie prébiotique et la biologie mais nos connaissances sur le phénomène d’émergence de la vie se limitent aux éléments qui la composent. Donc on « suit l’eau » sur MARS où sur les satellites de JUPITER (Europe, Io, Ganymède, Callisto) et de SATURNE (Titan, Encelade). On recherche également des sources d’énergie, on essaye de détecter du carbone, des briques de la vie, mais aussi d’une manière similaire, nous ne cherchons pas l’intelligence (?) extraterrestre mais des preuves d’une technologie avancée car, compte tenu des distances astronomiques et de la complexité à se déplacer dans l’espace pour l’être humain, les contacts prendront plutôt la forme de signaux codés ou pas, ou de rencontres avec des robots extraterrestres.

Imaginons en sens inverse, une forme de vie martienne qui rencontrerait le rover Persévérance ou Curiosity … Ou une civilisation extraterrestre qui verrait « passer » la sonde voyager 1 qui est sortie en 2011 du système solaire … elle se trouve désormais en dehors de l’héliosphère, la région qui entoure le soleil. Quelque part dans l’espace donc, nous sommes devenus nous aussi des extraterrestres…

De PRG : « ON NE RECHERCHE PAS LA VIE EN SOI MAIS DES PREUVES INDIRECTES DE SA PRESENCE ».

LA STRATEGIE DES ASTROPHYSICIENS ASTROBIOLOGISTES

Revenons aux biosignatures ; afin d’éviter les mauvaises ou fausses directions devenant vite des Fake news, les scientifiques ont mis au point une « échelle de détection » en plusieurs étapes devant si possible rassembler un ensemble de preuves convergentes validant une découverte de biosignatures sous forme de matière organique complexe et qui ne s’est pas formée de manière abiotique (milieu où la vie est impossible).

Sommairement, il est question de rassembler les phénomènes mesurables qui indiquent la présence de la vie : objets, substances qui seraient improbables qu’ils aient été créés par des processus non biologiques. Certes, nos outils et instruments pour cela sont limités mais s’améliorent au fur et à mesure de la progression des connaissances. PRG reviendra ultérieurement et en détails sur les étapes de cette « échelle de détection » dont le but est de rassembler un ensemble de preuves convergentes afin d’atteindre un niveau de confiance dans une découverte.

Sur notre TERRE, Le biochimiste russe OPARINE (1894 – 1980) a élaboré une théorie de l’origine de la vie à partir d’une chimie organique précédant en cela la soupe primitive : la synthèse des acides aminés nucléiques et acides gras dans l’atmosphère primitive auraient formé des gouttelettes présentant les caractéristiques des futures cellules vivantes. Il semblerait d’après cette théorie qu’une partie de ces molécules a été protégée des UV solaires car se trouvant dans les eaux terrestres, formant ainsi la soupe prébiotique ayant donné naissance aux protocellules qui se sont ensuite divisées. OPARINE ne voyait pas de différences fondamentales entre un organisme vivant et de la matière inerte, la vie apparaissant avec l’évolution de la matière.

Pour d’autres biochimistes, planétologues, astronomes, chimistes, exobiologistes, il est question de premières cellules, de photosynthèse, d’héritages des étoiles et de leurs origines, d’un hasard cosmique, d’évènements aléatoires mais aussi de l’abandon de la théorie de « la génération spontanée » au profit d’une évolution darwinienne privilégiant un ancêtre commun à tout le monde vivant.

Désormais, compte tenu des avancées scientifiques des deux ou trois dernières décennies, les recherches privilégient la chimie organique, autrement appelée prébiotique, qui se serait développée sur notre terre primitive. En tout état de cause, on met désormais en évidence les liens « étroits » pouvant exister entre l’apparition de la vie et l’apparition des systèmes planétaires et leurs évolutions.

Parallèlement, PRG présentera succinctement les travaux, idées et hypothèses de ANAXIMANDRE, ARISTOTE, DESCARTES, USSHER, KANT, LAPLACE, DARWIN, KELVIN, MONOD, KEPLER, TRIFONOV, SCHRÖDINGER, ENGLAND, LAZCANO et bien d’autres…

PRG reviendra donc dans une prochaine suite (2) sur :

« La grande histoire de nos origines ».

_____________________________________________________________________

« T’es rien Juste une poussière dans un système solaire, une chose mystérieuse
Ce n’est rien on est tous un peu flous pas sûr de nous du tout dans la nébuleuse
Mais ce soir en regardant les étoiles j’ai vu dans le ciel quelque chose qui brille, brille, brille ».

À la belle étoile …

De notre talentueuse ZAHO DE SAGAZAN (chanson « la bonne étoile »)

Commentaires

0 commentaires

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Goldilocks

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture