Apollo

par | Déc 3, 2024 | Non classé | 0 commentaires

APOLLO (chapitre 1)

MAIS QUE S’EST IL PASSE SUR LA LUNE ?

Et que vous ne saviez pas !

DE CROUSTILLANTES ANECDOTES

DES EVENEMENTS EXTRAORDINAIRES


Crédit photo « AFA »

Voici chers poissons rouges, la première « histoire » d’une longue série à venir toutes aussi passionnantes et souvent méconnues.

Bien sûr, tous nos poissons rouges de quelques générations passées (ou presque) se souviennent d’APOLLO 11 ce 21 juillet 1969 (20 juillet 1969 aux Etats Unis) où ARMSTRONG effectua le premier pas sur le site de la Mer de la tranquillité ou bien même de cet évènement inquiétant et connu d’APOLLO 13 dont on se rappelle la phrase « Houston, nous avons un problème ! » sans oublier SHEPARD d’APOLLO 14 jouant au golf … PRG reviendra en détails sur ces évènements majeurs des missions APOLLO qui resterons à jamais gravés dans l’histoire de la conquête spatiale.

Si l’on dénombre 17 missions APOLLO, seulement 6 voyages ont permis à 12 hommes de marcher sur la lune, d’APOLLO 11 à APOLLO 17, hormis APOLLO 13 qui connut un incident majeur contraignant l’équipage à effectuer un retour anticipé.

Ces missions avec équipage commencèrent avec APOLLO 1 en 1967. Celle-ci se termina malheureusement par un drame puisque le module de commandement prit feu au sol en tuant l’équipage.

Elles se terminèrent en 1972 avec APOLLO 17 et cette mission connut des records : record de la plus longue sortie dans l’espace, du plus long atterrissage lunaire et de la plus importante collecte d’échantillons lunaires ramenés sur terre.

Mais les progrès réalisés entre 1961 et 1972 ne furent pas « un long fleuve tranquille » (citation de PRG)

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PRG a donc fait le choix de vous relater quelques évènements parmi les plus marquants.

APOLLO 14 qui a fait suite à l’échec d’APOLLO 13.

Cette mission fut riche en évènements divers et variés. Nous verrons dans un premier temps la désobéissance d’un astronaute qui se mit à jouer au golf, et l’égarement bien involontaire du même astronaute lors d’une de ses randonnées sur le sol lunaire.

APOLLO 15

Ensuite, on se remémorera l’expérience de la plume et du marteau d’APOLLO 15, expérience remarquable dans le sens ou ce fut une expérience. Galilée à ce sujet avait défendu l’idée fondamentale que la science devait s’appuyer sur des expériences pour faire preuve, alors qu’antérieurement, la recherche scientifique était motivée par l’esprit ou soutenue par des principes théologiques.

APOLLO 11

Et pour terminer ce premier chapitre, PRG vous livrera quelques anecdotes sur la mission la plus connue, celle qui permit à l’homme de marcher sur la lune, donc APOLLO 11, anecdotes qui ne manqueront pas de vous surprendre …

APOLLO 14

Bref rappel de cette mission :

La mission APOLLO 14 a eu lieu début février 1971 ;

Ce fut la huitième mission habitée et la troisième à atterrir sur la lune ;

L’atterrissage (on dit désormais l’alunissage) eu lieu le 5 février 1971 sur le cratère lunaire « FRA MAURO » (le nom de ce cratère est le nom d’un astronome italien), terrain difficile et accidenté en périphérie de « la mer des Pluies ». Séjour de deux jours sur la lune.

L’équipage est constitué d’ALAN SHEPARD, DE STUART ROOSA ET D’EDGAR MITCHELL.

Objectif de la mission : géologie, échantillons, pose d’instruments scientifiques.

Deux sorties extravéhiculaires prévues.

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Pour les poissons rouges « seniors » donc nés au plus tard (ou au plus tôt) dans le début des années 1960, vous est il possible de vous rappeler ce que vous faisiez en ce début du mois de février ?

PRG doute d’avoir des réponses précises à cette question plus de 50 ans après, mais souhaite vous rappeler quelques évènements ayant eu lieu sur terre :

De graves incidents et fusillades ont lieu à BELFAST (Irlande)

Le NASDASQ est créé à NEW YORK

En SUISSE les femmes obtiennent le droit de vote aux élections régionales suite à un référendum.

Tremblement de terre en CALIFORNIE : 64 morts.

Un traité qui interdit les armes nucléaires sous marines est signé par les Américains, les Britanniques et l’union soviétique.

Le LAOS est envahi par les sud vietnamiens au cours de la guerre du Viet Nam.

Le Président américain Richard NIXON installe un système d’enregistrement secret à la maison blanche.

Et pendant ce temps sur la LUNE,

En ce 5 février 1971, après de nombreuses péripéties, le module lunaire ANTARES de la mission APOLLO 14 vient de se poser sur la Lune avec Le commandant ALAN SHEPARD et son acolyte EDGAR MITCHELL. Le troisième homme de l’équipage STUART ROOSA reste en orbite à bord du module de commande KITTY HAWK à une centaine de kilomètres au-dessus de la surface lunaire. De cet alunissage on retiendra cette phrase d’A. SHEPARD :

« Ça a été un long chemin mais nous y sommes »

Il convient de se rappeler que la mission précédente APOLLO 13 en avril 1970 a failli tourner au drame suite à l’explosion d’un réservoir d’oxygène. Et le trajet d’APOLLO 14 vient de connaître également une difficulté dans l’amarrage du module lunaire au module de commande car les loquets devant accrocher l’un à l’autre ne se verrouillent pas. Au sol à HOUSTON on envisage d’ores et déjà que la mission risque fortement d’être compromise suite à 4 essais successifs qui se sont soldés par des échecs.

Lors d’une tentative de la dernière chance, qui se concrétise par un contact un peu rude et appuyé des deux vaisseaux, la liaison se réalise enfin alors que le carburant consommé se raréfie et qu’il est nécessaire d’en conserver pour les changements d’orbites à venir …

la situation reste tendue et ce n’est pas terminé.

Lors de la descente du module lunaire un autre problème majeur survient : le radar d’approche de la surface lunaire n’enregistre plus les données ; autrement dit sans indication de l’altitude le risque de s’écraser est fort et rester trop haut en altitude consommera le carburant nécessaire à l’alunissage en douceur. Sur les conseils de HOUSTON, SHEPARD éteint le radar puis le rallume et enfin celui-ci recommence à fournir les données indispensables. Le module se pose enfin à moins de 50 mètres du lieu planifié.

Nous ne saurons jamais si ces incidents qui auraient pu provoquer une catastrophe, ont joué un rôle ou influencé le comportement futur de SHEPARD.

La première des deux sorties lunaires se passe correctement : SHEPARD et MITCHELL débarquent les outils, installent la caméra, et commencent à collecter des échantillons et réalisent les tâches prévues avec soins. Disciplinés, ils suivent le programme en respectant une parfaite chronologie. Ensuite, les deux astronautes fixent le drapeau américain, font « le tour du propriétaire », examinent et vérifient les parois extérieures du module, et filment l’environnement du site d’atterrissage. Le président américain RICHARD NIXON leur adresse ses félicitations et c’est avec solennité que les deux astronautes restent alors immobiles près de la bannière étoilée !

Crédit photo Wikipédia

Après avoir réalisé quelques expériences et récolté quelques échantillons, ils regagnent le module ; la sortie extérieure aura duré près de quatre heures trente. Ils sont maintenant au repos pour quelques heures de sommeil seulement puisque la deuxième sortie est prévue neuf heures après. Cependant hors de question de retirer les scaphandres car l’étanchéité risque d’en souffrir compte tenu que la poussière lunaire (appelée régolithe) s’incruste partout.

Après le débriefing avec HOUSTON, ils s’installent dans leur hamac avec angoisse et inconfort mais ne dormiront que peu de temps. En effet, le module s’est posé sur un sol incliné et penche de sept degrés, les obligeant régulièrement à vérifier si le module ne s’incline pas davantage… et si le module lunaire se renversait ?

PRG imagine un instant avec angoisse d’être à la place d’un de ces astronautes ! et vous chers poissons rouges avez-vous imaginé d’être à leurs places sur un astre mort et désertique, sans qu’il y ait la possibilité d’être ramené sur notre bonne vieille terre en cas d’incident ?

Bien … le module ne s’est pas renversé …

Et six heures plus tard, notre équipage, bien qu’il n’ait été pas réveillé par le chant du coq, reprend contact avec HOUSTON.

Objectif de la journée : se rendre près d’un rocher dénommé « Tortue » et prélever un échantillon puis se rendre au bord du cratère « CONE » pour y trouver des roches excavées qui donneront des renseignements précieux sur le passé géologique de l’endroit. Les deux astronautes descendent du module et SHEPARD lance malicieusement et avec humour :

« Belle journée pour jouer au golf » cette petite phrase sera annonciatrice de ce qu’il va se passer … MITCHELL lui ne relèvera pas.

Cette deuxième sortie sera marquée par deux évènement majeurs.

L’ascension du cratère « CONE » va se révéler compliquée et pleine d’embuches.

Quelques minutes après leur départ, ils ne sont plus dans le champ de vision de la caméra et première mauvaise surprise, MITCHELL dit « je ne sais pas exactement où nous sommes » car les distances sont mal évaluées ; pensant avoir fait 370 mètres, ils ont parcouru 150 mètres seulement. Après avoir fait quelques expériences, échantillonnages, carottages et photos, ils se remettent en route et au bout de quelques dizaines de mètres, SHEPARD lâche : « ok voyons si nous pouvons nous retrouver ».

Les ondulations du terrain masquent les repères géologiques et les cratères que les astronautes sont censés voir pour se repérer. Un constat est vite établi : les randonneurs lunaires SONT PERDUS. Ils gravissent une côte, leurs cœurs s’accélèrent à 120 pulsations minute, ils s’essoufflent mais se tournant vers l’ouest MITCHELL aperçoit à près de 800 mètres la silhouette rassurante du module lunaire brillant fortement car éclairé par la lumière solaire provenant de la direction opposée. Mais ils doivent encore progresser et cela fait deux heures qu’ils ont entamé leurs sorties et toujours pas de cratère « CONE » ! Ils tentent de s’orienter, veulent absolument progresser pour ramasser ces fameux éjectas du cratère qui pourra permettre une fois ramenés sur terre de mieux comprendre l’histoire de la lune.

HOUSTON les informe qu’ils ont trente minutes de retard, mais les astronautes ne veulent rien lâcher, bien conscients qu’ils ont passé l’essentiel du temps qui leur était imparti à marcher et à tenter de s’orienter sans pouvoir se documenter.

Finalement, HOUSTON leur demande d’arrêter de chercher le bord du cratère et de procéder à la collecte d’échantillons. On saura ensuite que situés à plus de 1400 mètres du module, leur trajet les avait amenés au sud du cratère en lieu et place de l’ouest de celui-ci qu’ils devaient atteindre. HOUSTON leur avait octroyé une extension de trente minutes mais celle-ci est déjà consommée ! les réserves d’oxygène sont au plus bas, ils sont fatigués et leurs pulsations cardiaques sont montées à 150 /minute.

Les deux hommes doutent quant à leur position, mais désormais il faut cesser de chercher et procéder à la collecte d’échantillons. Ils commencent alors leur travail de géologues à près de 1500 mètres du module sans savoir que, finalement, ils ont dépassé le fameux cratère CONE sans le voir … ce qui provoquera à leur retour une frustration tenace. Ils apprendront ensuite que le bord du cratère se situait tout juste à 17 mètres au nord de leur position.

HOUSTON les informe qu’il leur reste huit minutes. Ils arrivent bien malgré tout à prélever des échantillons d’un étrange monolithe blanc appelé « SADDLE ROCK » et quelques mélanges de roches cassées et fondues par l’impact qui aurait creusé le fameux cratère.

Bien que chargés, les astronautes feront un retour sans incident notable à une vitesse de 4 km/heure pour arriver enfin à proximité de leur module. Leur brouette d’échantillons appelée MET a failli se renverser plusieurs fois et malgré ce, ils sont parvenus à récolter encore des échantillons sur divers sites du trajet retour et pu faire de nombreuses photos dont une réalisée par SHEPARD et qui deviendra célèbre :

Un croissant de terre avec VENUS en arrière-plan

Et puis le moment tant attendu par SHEPARD arrive ! il se pose devant la caméra et déclare :

« Vous pouvez reconnaître que j’ai à la main le manche de l’outil à échantillons et qu’il y a un fer six au bout » c’est alors qu’il sort deux balles de golf, en dépose une sur le sol lunaire et tente un premier coup avec seulement une main, un coup droit donc. Après deux coups manqués, il arrive enfin à faire décoller la balle sur quelques mètres et ensuite frappe la deuxième balle qui s’envole dans le ciel noir de la lune à des dizaines de mètres ! on ne saura jamais où cette balle a « aluni » ? Ou atterri …

MITCHELL, voudra ensuite réaliser lui aussi une performance sportive et lancera le mât du collecteur du vent solaire devenu inutile tel un javelot !

L’amusement n’aura pas été du goût de plusieurs scientifiques à HOUSTON. La mission sera ensuite qualifiée de DEMI-ECHEC car la collecte d’échantillons ne fut pas très rigoureuse.

Si les astronautes ont été considérés comme fautifs, à leur décharge, il est désormais admis qu’ils ont été mal préparés par les équipes de géologues au sol et l’équipe de chercheurs, mal préparée aussi, était désunie. Parallèlement, les scientifiques avaient mal évalué les sites d’exploration, mais cela permit à la NASA d’apprendre que les cartes faites avec des photographies orbitales ne rendent pas compte des ondulations réelles du terrain, l’orientation étant ainsi très difficile.

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Des points positifs quand même

Avec APOLLO 14, la NASA a vraiment découvert ce qu’était véritablement l’exploration de la lune ce qui n’avait pas été le cas avec les missions précédentes. Cela profita aux missions qui suivirent et permirent notamment à APOLLO 15 d’utiliser une LUNAR ROVER pour faciliter les déplacements des astronautes.

Ces dernières années, les analyses des échantillons se sont révélées plus intéressantes que l’on avait pu croire, fournissant ainsi des informations précieuses et inattendues sur la formation de la lune et du système solaire.

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PRG reviendra plus longuement sur les résultats et les enseignements des missions APOLLO.

En tout état de cause, PRG pense que ces expériences permettront de faciliter l’exploration de la planète MARS. Une avancée scientifique majeure donc.

Dernières nouvelles 

50 ans plus tard, la balle de golf d’Alan Shepard a été retrouvée sur la lune

Le 5 février 1971, soit il y a 50 ans et 4 jours, Apollo 14 se posait sur la lune. La mission des astronautes Alan Shepard, Edgard Mitchell et Stuart Roosa est de déployer toute une panoplie d’équipements sur la lune mais aussi de faire des prélèvements afin de déterminer la structure interne de la lune.

Jouer au golf dans l’espace

Un boulot scientifique et sérieux. Ce qui n’empêche pas le commandant de la mission Alan Shepard, grand fan de golf, de profiter d’une petite pause bien méritée pour sortir ses clubs de golf et pratiquer son swing. Oui oui, Alan Shepherd a pris ses clubs de golf avec lui dans l’espace.

Vu le peu de temps à disposition pour jouer, et la difficulté de faire un swing dans une combinaison spatiale, le commandant ne va tirer que quelques balles. La première ne va pas bien loin, une vingtaine de mètres, et est rapidement retrouvé dans un volcan voisin par son collègue astronaute Edgar Mitchell. Mais la deuxième va voler nettement plus loin et restera introuvable. Alan Shepard pense qu’avec la faible gravité de la lune, il a expédié sa balle dans la stratosphère.

50 ans plus tard…

Il faudra attendre 50 ans et de nouveaux scans du film original capturé pendant la mission pour retrouver cette satanée balle de golf perdue sur la lune. Au lieu des “Miles, miles et miles” que Shepard pensait avoir frappés, l’analyse du photographe Andy Saunders aura finalement révélé que la balle n’avait volé… qu’à une trentaine de mètres plus loin. C’est 10 mètres de mieux que son premier coup mais ce n’est tout de même pas un swing qui restera l’histoire du golf. Enfin, dans l’histoire du golf lunaire.

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