La dream team – chapitre 3

par | Oct 1, 2025 | Dream Team | 0 commentaires

LA DREAM TEAM DE GOLDILOCKS

(Chapitre 3)

QUI SONT- ILS ?

QU’ONT- ILS FAIT ?

A chaque NEW LETTER, j’aurai le plaisir de présenter un personnage ayant joué un rôle majeur dans les disciplines qui nous passionnent en détaillant les travaux et découvertes du scientifique, qu’elles soient philosophiques, astronomiques ou cosmologiques…et aussi quelques anecdotes à leur sujet !

Pour n’en citer que quelques-uns, la liste n’est pas exhaustive, mais c’est une liste personnelle et propre à GOLDILOCKS !

J’évoquerai pèle – mêle : ARISTOTE, GALILEE, COPERNIC, TYCHO BRAHE, KEPLER, BRUNO, NEWTON, DESCARTES, EINSTEIN, HAWKING, BOHR, DIRAC, HOYLE, MAXWELL, SCHWARZSCHILD, REEVES, FARADAY, ANAXIMANDRE, HESEINBERG, SCHRODINGER, HUBBLE, LEMAITRE, FRIEDMANN, PLANCK, GAMOW, PTOLEMEE, DE SITTER, et bien d’autres …

En quelques lignes synthétiques, chaque lecteur aura connaissance des biographies et des principaux apports et contributions de chacun d’entre eux.

Une note, anecdote, appréciation ou expérience personnelle ou bien même un détail méconnu complèteront la bibliographie du scientifique présenté.

PRG dans le texte : POISSON ROUGE GOLDILOCKS

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Chers poissons rouges,

Après vous avoir présenté successivement G. GALILEE, puis G. LEMAITRE, je commencerai la nouvelle présentation de ce personnage par une DEVINETTE !

Voici :

Qui suis-je ?

« On célèbre cette année les 100 ans de ma disparition ….

Une majorité d’entre vous a tenu un ouvrage portant mon nom …

Parfois en qualité d’écrivain mais pas que…

Mon frère Ernest participa à ma renommée, bien que la sienne fut tout aussi importante ;

Jeune adolescent je suis embauché comme modeste « calculateur » à l’observatoire astronomique de PARIS ;

On sait de moi que j’ai été écrivain, astronome populaire, vulgarisateur de science, visionnaire, penseur et philosophe humaniste, créateur de la « société astronomique de France » et de la revue « l’astronomie » ;

Un de mes livres des plus célèbres se termine par une devise que j’ai empruntée au poète Juvénal : « Consacrer sa vie à la vérité » …

La mienne, ci-dessous, que l’on retiendra, résume ma vie que j’ai consacrée à rendre l’astronomie accessible à tous :

« Il faut vulgariser la science sans la rendre vulgaire ».

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CAMILLE FLAMMARION

1842 – 1925

CAMILLE FLAMMARION

Nous y voilà ! PRG tenait à lui rendre hommage pour le centenaire de sa disparition.

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PRG ne va pas vous présenter une longue biographie que vous trouverez très facilement sur les sites tels Wikipédia mais va évoquer quelques évènements de sa vie souvent méconnus.

Avant de poursuivre, revenons à :

« Une majorité d’entre vous a tenu un ouvrage portant mon nom en qualité d’écrivain mais pas que… »

Si effectivement vous avez pu lire quelques-uns de ses ouvrages1* dont les plus célèbres sont cités ci-dessous, le nom de FLAMMARION ne vous est pas inconnu mais pour une autre raison. C’est en effet en 1876 que le frère de CAMILLE, ERNEST créa une maison d’édition publiant son propre frère ainsi des auteurs célèbres, tels que JULES RENARD, ZOLA ou FLAUBERT.

Camille Flammarion (1842-1925), donc le frère de l’éditeur, fut un astronome éminent et fonda en 1887 la Société astronomique de France. Il joua un rôle déterminant dans les premières années de la maison d’édition, grâce au succès de librairie de l’Astronomie populaire, son œuvre maitresse. Il dirigea également une collection de vulgarisation scientifique. Outre ses travaux sur le cycle solaire et ses observations de la planète Mars, en relation avec des sociétés savantes, Camille Flammarion fut fasciné par l’ésotérisme et le spiritisme. 

Pourtant, rien ne le prédestinait à cela. C’est en effet par un pur hasard et un concours de circonstances que, jeune adolescent, il est mis en relation avec le célèbre URBAIN LE VERRIER, directeur de l’Observatoire de Paris et devint ainsi astronome et vulgarisateur scientifique de renommée mondiale.

Les évènements furent pourtant très compliqués. Il arriva à PARIS de HAUTE MARNE en 1855 avec sa famille ruinée suite à une grave épidémie de choléra.

C’est ainsi qu’à l’âge de 13 ans, il devient apprenti graveur ciseleur afin de subvenir aux besoins de ses parents. Epuisé, mal nourri, mal logé, il eut l’énergie d’entamer des études et de se former seul en cours du soir pour préparer ses baccalauréats. Mais en mai 1858, suite au surmenage et aux privations, il tomba gravement malade.

Et, suite à cela (un mal pour un bien), la chance lui sourit. Le jeune médecin venu pour le soigner trouva dans la pièce où il était alité, un énorme manuscrit dans lequel il avait consigné la somme des connaissances qu’il avait acquise et il en fut très impressionné… Le jeune médecin ayant de puissantes relations (et par connaissances interposées) lui fit obtenir un rendez-vous avec URBAIN LE VERRIER, astronome réputé et Directeur de l’observatoire de PARIS.

PRG ne s’étendra pas sur les détails de ce premier rendez-vous qui fut bref et décevant mais lui permit quand même d’être embauché comme « calculateur » ou « élève astronome », donc au plus bas de l’échelle.

On sait ce qu’il advint… Autodidacte, visionnaire, il se situait à l’opposé du groupe social des astronomes officiels qui étaient issus des grandes écoles et membres du cercle restreint des scientifiques.

LES PRINCIPAUX TRAVAUX ET PUBLICATIONS.

Avec « les merveilles du ciel – lectures du soir » il connut le succès en 1865 à 23 ans car son style était exalté, enthousiaste, avec cette envie de faire partager la beauté du ciel.

En 1879, il publie ce qui deviendra son œuvre maitresse vendue à 130 000 exemplaires « l’astronomie populaire » composée de six parties : la terre, la lune, le soleil, les mondes planétaires, les comètes et étoiles filantes, les étoiles. L’ouvrage sera complété en 1882 avec un chapitre consacré aux « curiosités du ciel ». D’une taille impressionnante, 800 pages, plus de 300 gravures, il sera publié en anglais rencontrera un fort succès même hors des frontières.

Dans sa préface il rendra hommage à ses prédécesseurs avec la dédicace suivante :

« Aux génies immortels de COPERNIC GALILEE KEPLER NEWTON qui ont ouvert à l’humanité les routes de l’infini. A FRANCOIS ARAGO fondateur de l’astronomie populaire ».

Par cette citation, il reconnait sa filiation à ARAGO, son prédécesseur, (1786 – 1853) et une reconnaissance envers ce dernier, nommé « vénéré maitre » et qu’il qualifie de véritable fondateur de l’astronomie populaire.

En 1882, il fonde la revue « l’astronomie » qui perdura jusqu’en 1894 car remplacée par « le bulletin de la société astronomique de France », qui a son tour fut supprimé suite au retour de la revue « l’astronomie ». Celle-ci existe toujours en 2025 et PRG abonné prend plaisir à chaque parution mensuelle.

1883 « Vers la vérité à l’aide de la science »

Il fonde le désormais très connu OBSERVATOIRE DE JUVISY SUR-ORGE (92) grâce au don d’un admirateur, riche négociant bordelais sans héritier qui lui lègue le bâtiment ; celui – ci étant un relais de poste, sera transformé avec la création d’une coupole et la mise en place d’une lunette. L’observatoire se visite de nos jours avec également des séances d’observations. Aujourd’hui dégradé, celui-ci nécessite une importante rénovation et un grand projet a été entrepris par le propriétaire la SAF (SOCIETE ASTRONOMIQUE DE France) et est en cours de réalisation.

L’observatoire FLAMMARION

En 1886, il revient quelque peu à ses débuts en révisant l’ouvrage intitulé « cosmogonie universelle » qu’il avait rédigé à l’âge de 15 ans et publie donc 30 ans après « le monde avant la création de l’homme ». Un ouvrage mêlant astronomie et sciences naturelles. Il nous présente une histoire naturelle servant le récit de nos propres origines, très attaché à dire la vérité, sa vérité telle qu’elle est connue par les sciences de l’époque et de son temps, sur la place que nous occupons au sein de l’univers, et enfin sur la généalogie que nous possédons avec les formes de vie actuelles et passées.

Un an plus tard, soit en 1887, il crée la SOCIETE ASTRONOMIQUE DE FRANCE SAF dont le but est de promouvoir le développement et la pratique de l’astronomie, mais aussi de diffuser les sciences de l’univers. Toujours présente et dynamique PRG invite tous les poissons rouges à aller visiter le site : saf-astronomie.fr

Ce tour d’horizon ne pourrait pas se terminer sans évoquer sommairement ses travaux relatifs au catalogue MESSIER2*.

Dans les dernières années de sa vie, il s’évertua à publier les descriptions des 103 objets du catalogue MESSIER à l’aide des observations réalisées à l’observatoire de Juvisy-sur-Orge. Ces travaux furent donc publiés à l’aide d’une série de 62 bulletins mensuels dans la revue l’astronomie (nommée aussi à l’époque : bulletin de la SAF). Le premier bulletin de la série fut publié en novembre 1917 mais en réalité les travaux sur le catalogue MESSIER commencèrent bien avant les publications, soit en 1877.

CAMILLE FLAMMARION sera le premier à avoir ajouté un objet au catalogue qui sera Messier 104 en 1921, soit la merveilleuse GALAXIE DU SOMBRERO (photo ci-dessous). Pour les poissons rouges experts c’est une galaxie spirale active type SEYFERT

Un prochain article sera publié sur la catégorisation des galaxies.

Crédit photo : ESO/IDA/Danish 1.5 m/R. Gendler and J.-E. Ovaldsen

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Permettez-moi d’évoquer maintenant un sujet qui passionnait CAMILLE FLAMMARION :

La vie ailleurs dans l’univers

Son ouvrage « la pluralité des mondes habités » est aujourd’hui d’une étonnante modernité. Si celui-ci lui valut d’être exclu de l’observatoire de Paris pour son côté révolutionnaire, il n’en demeure pas moins que son point de vue purement scientifique doit être inscrit dans une perspective plus large faisant référence à un principe créateur ayant permis l’apparition de la vie sur de multiples planètes, partant du fait que la terre ne possédait aucune propriété ou caractéristique particulière par rapport à d’autres planètes. Son ouvrage fut mal reçu à la fois par les scientifiques qui considéraient DIEU comme une « hypothèse inutile », mais aussi par l’église choquée par l’idée d’une vie extraterrestre.

Et cette parenthèse m’amène chers poissons rouges à évoquer « l’histoire martienne »

Beaucoup d’entre vous ont entendu cette histoire des « canaux » sur MARS dont la possible existence était censée prouver l’existence d’une civilisation martienne. De nos jours cela prête à sourire évidemment, mais qu’en était – il à son époque ?

Le contexte :

Vers 1877 la planète MARS faisait l’objet de spéculations sur l’existence d’une civilisation avancée sur cette planète (et cela laisse encore des traces de nos jours chez certains adeptes de fake news qui n’ont pas tourné la page, malgré les observations et les robots posés à la surface !)

Les observations de l’époque, de lui-même, donc les siennes, et des astronomes SCHIAPARELLI et LOWELL, font état de « chenaux » martiens incorrectement traduit en « canaux ». CAMILLE FLAMMARION persuadé d’être en présence d’un réseau d’irrigation envisagea donc la possible existence d’une civilisation martienne et poursuivra son idée allant même à avancer les découvertes de végétations et de mers. Il publiera deux ouvrages intitulés « planète Mars » en 1892 et 1902 sur les conditions d’habitabilité de celle-ci et profita de sa notoriété pour décrire l’avancement de ses idées.

Les progrès des outils d’observations astronomiques l’amenèrent à prendre du recul et à revoir sa position aux alentours de 1909. Cependant, force est de constater que si l’existence de canaux sur Mars étaient une illusion d’optique, les existences passées de mers et rivières sur Mars sont toujours d’actualité, mêmes si elles sont complètement asséchées !

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Liens entre spiritisme et science

Sa passion pour l’astronomie ne fut pas la seule ; passionné également par l’étude de l’inconnu, il s’intéressa depuis sa jeunesse aux liens qui pouvaient exister entre des phénomènes mystérieux du spiritisme et ceux de la science qu’il nomme « les forces naturelles inconnues ». Il s’interroge sur les mystères de la vie et à la question de savoir si l’âme est attachée à l’organisme et à son éventuelle existence après la mort. Là encore, CAMILLE FLAMMARION est visionnaire dans la mesure où il va s’orienter vers la spectroscopie et l’étude des ondes invisibles, qui font aujourd’hui l’objet de recherches en physique (gravité) quantique, avec des théories actuelles supposant que la conscience pourrait être une propriété de certaines particules quantiques au même titre que la masse et l’énergie. (PRG consacrera un article sur les approches panpsychistes).

Pour les poissons rouges courageux en lecture et voulant en savoir plus sur l’intérêt porté par CAMILLE FLAMMARION au spiritisme, PRG reproduit ci-dessous un excellent article extrait du blog d’un passionné de PARIS sur lequel je vous invite à vous rendre pour en savoir plus sur notre ville lumière.

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1* la pluralité des mondes habités (1864) ; les merveilles célestes – lectures du soir (1865) ; les terres du ciel (1877) ; L’astronomie populaire (1880) ; mes voyages aériens (1883) ; le monde avant la création de l’homme (1886) ; Qu’est-ce que le ciel ? (1892) ; 

2*CHARLES MESSIER (1730-1817)

Le catalogue astronomique MESSIER est une des principales références pour les astronomes, amateurs et professionnels. Créé en 1774, il rassemble 103 objets en 1784. Aujourd’hui 110 objets figurent au catalogue, 7 objets additionnels y ont été ajoutés depuis.

 

ARTICLE EXTRAIT DU BLOG D’UN PASSIONNÉ DE PARIS

Blog : Histoires-de-paris.fr

Parmi les recherches les plus significatives de Flammarion dans le cadre du spiritisme, figure l’étude des phénomènes de télépathie et de transmission de pensées. Il met en place plusieurs expériences visant à étudier la capacité de l’esprit humain à communiquer sans utiliser les sens classiques. En observant les phénomènes de télépathie, Flammarion cherche à démontrer que l’esprit humain pourrait disposer de facultés inconnues, potentiellement capables de se manifester dans des circonstances particulières.

Flammarion explore également d’autres aspects du psychisme humain, comme la clairvoyance, la précognition, ou encore la faculté de connaître des événements à distance. Si certains chercheurs restent sceptiques face à ces phénomènes, Flammarion défend l’idée que ces expériences méritent d’être étudiées avec sérieux et sans préjugés, car elles pourraient ouvrir des perspectives nouvelles sur la nature de la conscience humaine et de l’univers.

L’approche de Flammarion est marquée par une certaine humilité scientifique : il n’affirme pas que ces phénomènes sont des preuves de l’existence d’un monde spirituel, mais il soutient que leur étude pourrait, à terme, permettre de découvrir des lois naturelles qui nous échappent encore. En ce sens, ses recherches préfigurent en quelque sorte les travaux ultérieurs sur les états modifiés de conscience, la psychologie Trans personnelle et la parapsychologie.

Flammarion et la question de la vie après la mort

Un autre volet fondamental des recherches de Flammarion porte sur la question de la vie après la mort. C’est un sujet central dans les débats spirites, puisque le spiritisme repose en grande partie sur l’idée qu’il existe une existence après la mort, accessible à travers des médiums capables de recevoir des messages des défunts. Flammarion, fidèle à son approche scientifique, ne se contente pas d’accepter cette idée, mais cherche à la vérifier par l’expérience. Il interroge la nature des messages reçus, leur provenance et leur cohérence. Il analyse également les témoignages de ceux qui affirment avoir reçu des signes ou des visites de leurs proches disparus.

Flammarion aborde cette question en s’appuyant sur des observations concrètes et des analyses empiriques. Dans ses ouvrages, il évoque des récits de personnes ayant vécu des expériences de contact avec les défunts, qu’il analyse sous l’angle de la psychologie et des phénomènes psychiques. Bien que Flammarion ne puisse pas fournir de preuves irréfutables de l’existence d’une vie après la mort, il pose la question de manière sérieuse et intellectuellement honnête, ouvrant la voie à une exploration qui ne soit pas purement religieuse ou spirituelle, mais bien scientifique.

L’une des questions cruciales que Flammarion soulève est la manière dont la conscience pourrait survivre à la mort du corps. Il n’hésite pas à affirmer que les découvertes en astronomie, en psychologie et en physique pourraient un jour apporter une explication scientifique à ces phénomènes, tout en étant prudent sur la nature exacte de ce qu’il appelle le “spiritisme”. Pour lui, ce n’est pas une croyance religieuse, mais une hypothèse qui mérite une étude rigoureuse, dans le cadre d’une démarche scientifique ouverte et exploratoire.

La réception des travaux de Flammarion et son influence

Malgré les critiques et les controverses qu’il suscite, les travaux de Flammarion trouvent un large écho, notamment dans les milieux spirites et parmi les amateurs de phénomènes paranormaux. Sa réputation de scientifique respecté joue un rôle clé dans cette réception : il incarne l’idée qu’il est possible d’étudier sérieusement les phénomènes psychiques sans tomber dans le charlatanisme ou la crédulité. Les membres de la Société des Études Psychiques accueillent ainsi avec enthousiasme ses recherches, qui donnent au mouvement spirite un cachet de légitimité scientifique.

À travers son travail, Flammarion va contribuer à l’évolution du spiritisme en France, mais aussi à une évolution des mentalités. Il inscrit les phénomènes paranormaux dans une quête de compréhension rationnelle, tout en restant conscient des limites de la science de son époque. Flammarion prouve qu’une science ouverte aux mystères de l’esprit et à la recherche de l’au-delà peut coexister avec un savoir rationnel et objectif, et que l’étude des phénomènes paranormaux peut, à son tour, enrichir notre compréhension du monde.

Au-delà des frontières du spiritisme, Flammarion influence également les domaines de la parapsychologie et de la psychologie. Ses recherches sur la télépathie, la clairvoyance et la vie après la mort vont nourrir des réflexions qui se prolongeront bien après sa mort, et son nom restera lié à la fondation d’une approche scientifique, novatrice et ouverte des phénomènes dits surnaturels. Flammarion a su allier une curiosité intellectuelle sans bornes à une rigueur scientifique indéniable, faisant de lui une figure incontournable du spiritisme au XIXe siècle.

Les critiques et controverses : Flammarion face aux scepticismes

Le scepticisme scientifique et les accusations de charlatanisme

Bien que Flammarion ait consacré une grande partie de sa vie à l’étude du spiritisme et des phénomènes psychiques, son travail n’a pas été exempt de critiques, notamment de la part de la communauté scientifique. En dépit de ses efforts pour légitimer les pratiques spirites par une méthodologie rigoureuse, il s’est trouvé confronté à l’opposition de nombreux chercheurs qui considéraient le spiritisme comme une pseudoscience, voire une supercherie. Le scepticisme des scientifiques de son époque, dont certains étaient les figures de proue de l’astronomie et des sciences naturelles, n’a pas facilité l’acceptation de ses travaux.

Les critiques à l’encontre de Flammarion portaient principalement sur le fait qu’il ne parvenait pas à fournir de preuves irréfutables des phénomènes qu’il observait. De nombreux détracteurs affirmaient que les manifestations spirites pouvaient être expliquées par des causes naturelles, comme des phénomènes psychologiques ou des hallucinations collectives, et qu’elles ne nécessitaient pas une interprétation spirituelle. En raison de l’absence de preuves objectives, certains scientifiques allaient jusqu’à qualifier Flammarion de charlatan, un terme qui marquait une opposition virulente au mouvement spirite.

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